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Gérard Schlosser

Gérard Schlosser 

À propos

Gérard Schlosser

Gérard Schlosser est né le 12 juin 1931 à Lille. Il vit et travaille à Paris et dans la Drôme. Formé à l’École des arts appliqués de Paris entre 1948 et 1951, il y étudie l’orfèvrerie. Parallèlement il étudie la sculpture en autodidacte puis fait un court passage par l’École des beaux-arts de Paris.

En 1953, il choisit de se consacrer définitivement à la peinture. Son choix s’axe directement vers la Figuration Narrative : il se met à peindre des fragments de corps en aplat, et cernés de noir. Ses œuvres rappellent par ailleurs les recherches des artistes du Pop Art.

À partir de 1970, Gérard Schlosser adopte et systématise le précédé de la photographie, comme certains artistes français associés au Surréalisme ou à la Figuration Narrative, tels que Jean Monory, Bernard Rancillac ou encore Gérard Fromanger. Ainsi, il utilise un épiscope pour projeter une image sur la surface de la toile. Il pratique également la technique du photomontage qui, pour lui, consiste à associer par le découpage deux ou trois éléments issus de documents différents. Alain Jouffroy écrit à son propos : « Schlosser est une caméra-œil, la caméra-œil d’un peintre-cinéaste, et pas seulement un œil. Mais cette caméra-œil — et cet œil — sont, comme ceux d’un cinéaste, indissolublement liés aux emplois du temps, aux emplois d’espaces d’une société. »

À travers ses toiles et ses séries (corps féminins allongés, paysages et vues nocturnes), Gérard Schlosser cherche à « raconter avec des gros plans ». Il peint le détail qui fait mouche, le détail révélateur qui raconte une histoire. Du fait du cadrage de ses œuvres, les personnages qu’il peint n’apparaissent jamais en entier, comme s’ils étaient révélés qu’en partie, ce qui laisse au spectateur la liberté d’émettre des spéculations oniriques, ou encore ambiguës.

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