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STEPH.COP : ARTISTE EN PERPÉTUELLE INTROSPECTION

Pour sa 6ème exposition The French Art Dealeuses accueille le 2e volet du triptyque « IX » : Antonomase, solo show de Steph Cop, à la Secret Gallery.
La force des sculptures de Steph Cop communique avec chacun : ces neuf sculptures appellent à la contemplation. Aro apporte sérénité et apaisement.
S’asseoir aux côtés d’un ARO et attendre qu’il raconte son histoire pour un émerveillement simple.
Ce deuxième tableau, indissociable de l’intégralité du triptyque, forme une parenthèse sur l’inachèvement d’une sculpture d’un Arbre, nommé Antonomase.

« Se concentrer sur l’essentiel : aller au plus brut, certainement pas au plus simple »

– Steph Cop –

En 1761, un ouragan tragique mis à terre des centaines d’arbres centenaires dans le massif du Morvan. C’est là que l’artiste Steph Cop installa son atelier, après un début de carrière parisien : partir d’un trait, d’un dessin, d’une émotion pour aboutir à un ARO. Cet ARO a fait du chemin ; de la résine en 2001, au vinyle en 2006, pour enfin devenir le Wooden ARO en 2009. Le ARO s’est construit avec son créateur, pendant près de 10 ans.

ARO est en Steph Cop, et ce-dernier n’a pas eu le choix de vivre avec. Il a ainsi créé son monde, son imaginary friend (« IF ») à 6 facettes : un cube, qui n’est autre que la tête d’un arbre ; 6 personnages virtuels faisant partie d’une seule, ARO est un tout. Il signifie Analyse Reflex Obsessional.

Pour Steph Cop, chaque matière a son propre langage. Lui, s’exprime à travers ces imaginary friends à partir de 2000. Ce sont des allégories de ses émotions, le permettant de se protéger du monde extérieur, des relations humaines.

Cette protection a par ailleurs poussé l’artiste à s’installer dans le Morvan, où il s’enferme pour mieux se libérer. Arpentant sans relâche les forets des noires montagnes à la recherche de ces arbres centenaires dans lesquels il imagine un ARO, Steph Cop se laisse guider par l’arbre pour ne faire qu’un avec cet être. Il découvre ce qu’est réellement l’arbre à travers les coups de sa tronçonneuse, il explore un rapport de force naturel dans lequel la mécanique est sous l’influence de l’organique.

Dire que son art découle d’un rapport conflictuel avec le bois serait se méprendre : « le conflit est avec soi-même, pas avec le bois ». La création de Steph Cop est obsessionnelle : la main ne fait que suivre les lignes marquées par le temps. Copelini, Robur, Ashraw, la Colonne, ou encore Brain Cube Amusement sont donc faussement semblables, l’artiste jouant des failles du bois pour en extraire la forme majestueuse, ARO.

Chaque arbre est unique, chaque ARO est singulier.

L’âme du bois construit celle de l’Homme, celle de cet artiste en perpétuelle introspection.

« On a l’âme que l’on se construit »

– Steph Cop –

C’est au milieu des noires montagnes 

que l’arbre mort marqué par les siècles gît paisiblement. 

Il est à lui seul l’histoire de la vie

d’une graine tombée,

d’un arbre qui abrite plus d’un mystère,

d’un secret scellé. 

La sculpture

substitution d’une expression envoûtante 

incarne l’âme de l’arbre. 

Une rencontre 

qui libère de son écrin massif,

Antonomase.

Steph Cop

 

Crédit photo : Balint Porneczi

Réseaux sociaux Steph Cop (instagram) : @Steph_Cop

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